Du documentaire à la réalité : Le Festival International du Film Océanien #FIFO

Le documentaire est au cinéma ce que l’archéologie est à l’architecture. Dominik Moll

Plus petite je travaillais dans un musée, enfin ce qui allait devenir un grand musée… celui du quai Branly.

J’y étais entourée d’ethnologues, cette sorte d’hommes qui font de la vie un enchantement car ils ouvrent sur elle des yeux émerveillés, ceux de l’observateur participant. L’ethnologue est de ceux qui, avec le plus d’humilité possible, arrive dans un groupe social, l’observe et s’adapte à ses usages pour les analyser, les comprendre et les transcrire aux yeux du reste du monde. Pour accomplir ma mission, j’arpentais les réserves du musée de l’Homme et du musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie devenu Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration. Je me passionnais pour les inuits, les Mimis et les masques Bambaras. J’eus le temps et le plaisir de rencontrer Jean Rouch, de parfaire mon éducation en visionnant des films au comité du film ethnographique. Je tombais amoureuse à jamais du monde.

FIFO - Festival International du Film docmentaire Océanien

Share

Révolution(s) 2.0 : Le Printemps de Téhéran

A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes. John Fitzgerald Kennedy

Hier soir, j’avais le plaisir d’assister à la projection en avant-première du film Le Printemps de Téhéran : L’Histoire d’une Révolution 2.0. Ce film documentaire irano-allemand, hors norme, réalisé par Ali Samadi Ahadi mêle images filmées sur des téléphones portables et récupérées sur le Web, témoignages recueillis à froid et séquences dessinées montées en motion comic. Ce patchwork construit et argumenté donne à voir et ressentir une révolution à laquelle a participé une jeunesse bouillonnante motivée par une envie de changer d’ère.

Iran : La révolution verte confisquée

En 2009, le vert recouvrit l’Iran. Chacun arborait rubans et vêtements aux couleurs d’un espoir à portée de main. Les manifestations étudiantes participèrent à cette déferlante. Mais une couleur en remplaçant bien vite une autre, le rouge (ironiquement couleur complémentaire du vert dans la chromatique) fit son apparition. Le rouge de la répression quant au lendemain des « élections » (12 juin) qui ont maintenues frauduleusement Mahmoud Ahmadinejad au pouvoir, certaines voix s’élevèrent pour demander « where is my vote? » (i.e. où est mon vote?). Le vert devient la couleur stigmatisante de ceux qui ont osé.

Share

Une année passée en belle compagnie #FF #FF2011 #IRL

J’ai appris à ne jamais tarir le puits de mon inspiration, à toujours m’arrêter quand il restait un peu d’eau au fond et à laisser sa source le remplir pendant la nuit. Ernest Hemingway

Quand j’y pense 2011 aura été une année riche en rebondissements, des joies multiples, des chapitres clos et d’autres qui se sont ouverts ou vont s’ouvrir pour mon plus grand bonheur, j’en suis sûre. Quand la vie professionnelle enrichit la vie personnelle, pas de quoi se priver pour le dire haut et fort. Alors permettez-moi pour ce dernier vendredi de l’année de porter ici mes #FF (i.e. follow friday : rituel de recommandation de comptes sur Twitter).

@Odile_Roujol

J’ose le dire, elle est MA rencontre de l’année, celle par qui de jolies choses et de superbes rencontres me sont arrivées à la suite. Devenir jury sur Femmes en Or, du coup rencontrer l’équipe qui anime cette grande manifestation, la préparation du Women’s Forum avec les WomenCamps, de belles soirées, ma rencontre (et non des moindres) avec @DelphineErnotte ou encore @DelphineRB, pour ne citer que ces deux là. HEC Girl, Odile est une femme de convictions et lucide sur le monde. Sans langue de bois, elle sait dire oui… et non. Dire que notre histoire est partie de sa bio qui portait une mention spéciale de son intérêt pour la femme… finalement, ça ne nous a pas quitté et je pense ne nous quittera pas ;)

@CathBarba

Catherine Barba…

Share

Marque employeur vs. marque employé

Le gris n’est pas un simple mélange de blanc et de noir, il est fait de multiples nuances, parfois même il peut être empreint de couleurs… Il me semble que l’usage des médias sociaux est un jeu de nuances.

Le temps des prédictions

C’est une sorte de marronnier du web que de dire ça mais il règne en cette fin d’année, une ambiance de prédictions voire de prédications. C’est à celui qui le plus vite ou le plus fort annoncera la fin des médias sociaux pour les marques ou le « nécessaire » principe du collaborateur/ambassadeur. Tout ça va quand même bon train en oubliant une chose c’est que les groupes d’individus sont avant tout les maîtres à bord de ces espaces conversationnels que le marketing a investi a posteriori.. alors peut être qu’ils les déconstruiront, ou pas, mais dans tous les cas, bien fort celui qui peut dire avec certitude ce que demain réserve en termes d’usages… Sauf bien sûr à se contenter de dire avec une certaine forme d’ironie que 2012 aura son lot de prédictions sur les médias sociaux, de rumeurs sur de nouvelles versions Ipad, Iphone, Siri, Sara y tutti quanti (merci à JB d’être entré dans le jeu ;) )

Ce qui me gêne dans tout ça, ce n’est pas tant que l’on tire des plans sur la comète, après tout depuis que le monde est monde blablabla, c’est plutôt que tout cela soit fait très sérieusement avec assez peu de recul, me semble-t-il. Et ceci de la part de gens très sérieux et très « influents » ça me gêne bien plus. J’entends un certain méridional râler sur les discours yaka fokon… nous y sommes.

Le collaborateur, ambassadeur de la marque employeur

Je ne prendrai pas toutes les tirades, je me concentrerai sur une seule que je retrouve de plus en plus dans les verbes et les écrits. Celle qui veut que le collaborateur, a fortiori celui qui travaille dans les RH, soit un ambassadeur de sa marque employeur. Discours au demeurant fort séduisant. Après tout, quoi de plus logique que de faire de celui qui participe au recrutement de ses pairs, un modèle, un ambassadeur au profil irréprochable portant les couleurs de la marque qui l’embauche.

Séduisant en effet mais n’est-ce pas en contradiction avec un autre postulat que parfois les mêmes tenants du discours collaborateur/ambassadeur défendent :

Share

Facebook : ami… ou pas?

Je ne crois pas qu’avoir étudié soit une si grande chose si l’on n’étudie plus. Alain

Eliminer tes ennemis, tu sauras
NM Incite (une société Nielsen McKinsey) vient de publier une étude montrant qu’il existe de multiples facteurs conduisant les utilisateurs de Facebook à ajouter un ami ou couper les liens.
82% des utilisateurs ayant participé à l’étude pensent que bien connaître quelqu’un dans la vie réelle est la principale raison pour accepter une demande d’ajout à sa liste d’ »ami » sur Facebook. A l’inverse, les commentaires offensants sont la raison principale pour rompre tout lien (55%). L’étude met en évidence que les interactions dans le monde réel conduisent plus facilement à une « amitié » en ligne.

Crédit image : Stoney Steiner

Sur Facebook : la positive attitude, tu auras
Autre résultat qui vaut son pesant de monnaie virtuelle : 39% vous rayeront de leurs contacts si vous essayez de leur vendre quelque chose
Share

Dans les coulisses de la grande enquête sur le Travail de Radio France

Le treizième travail d’Hercule : trouver un emploi. Roland Topor, Pense-bêtes

Depuis février 2011 maintenant, j’ai le plaisir non dissimulé d’accompagner Radio France dans sa première démarche participative avec les internautes/auditeurs : La grande enquête sur le travail a été lancée par Jérôme Bouvier, médiateur de la maison ronde avec le soutien de son Président-Directeur Général, Jean-Luc Hees.

Quel travail voulons-nous?

Depuis plusieurs mois, les internautes racontent leurs rêves, leurs désillusions, critiquent, admirent, déconstruisent, reconstruisent et le plus souvent disent combien ils aiment leur travail mais aussi qu’ils souhaiteraient être mieux considérés. Ils le font sur un espace numérique qui est le leur : Espace Public, le site des auditeurs de Radio France. Humble dans sa forme et ses fonctionnalités, il permet à chacun d’entre vous de lire et déposer son témoignage. Pensé pendant le second semestre 2010, il fallait que la démarche fasse ses preuves, nous lui espérons donc une v.2, 10, 12 et 2012… :)

Un travail au long cours

Une démarche participative n’a de sens que si le recueil de données se transforme en valeur ajoutée pour chacun des participants. Avec l’équipe d’Espace Public nous recevons les témoignages sur le site, les modérons, les valorisons au travers d’une sélection quotidienne. Cela signifie un travail de fourmi réalisé au jour le jour. Il faut fouiller dans pas moins de 6000 participations dont la moitié de témoignages, en ressortir un chaque jour pour le mettre en avant, envoyer un mail à l’internaute qui a été sélectionné pour le prévenir… Nous partageons notre veille aussi, notamment via Twitter

Share
Subscribe to RSS Feed Suivez-moi sur Twitter!
SEO Powered by Platinum SEO from Techblissonline