Dessine-moi un réseau!

Parce qu’un schéma vaut mieux qu’un long discours.

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4 Commentaires à “Dessine-moi un réseau!”

  • Et pourquoi pas un mouton tant qu’on y est ? ;D

  • Oui pourquoi pas!!??
    Je le tente pour un prochain billet ;P

  • barbecane dit :

    Petite dérive dominicale. Je ne cherche pas à vous contredire, mais au contraire, vos propositions m’ont fait réfléchir.

    Je suis d’accord avec vous si l’on entend virtuel par ce qui est en attente d’être en acte (grec « pousser devant soi »), en attente d’exister, en puissance mais non inscrit en dimensions. Pas de lieu, pas d’objet, pas de réalité (chose).
    Cela dit l’interaction que vous décrivez existe sans être réelle, elle ne s’inscrit pas dans une étendue, elle n’a pas de critères physiques mesurables en tant que tels. Le réseau n’est pas un espace physique et les interconnections qu’il permet ne sont pas des choses. Que nous ayons besoin pour appréhender ce réseau de le spatialiser en le représentant est une autre question.
    Effectivement ces interactions n’ont pas de « matérialité tangible ». Le fait d’avoir une réponse (effet) à une question (cause) sur Twitter ne montre pas cette matérialité tout en existant autant qu’un phénomène physique. L’interaction n’est pas concrète du fait qu’elle existe.
    C’est pourquoi je persiste à utiliser le terme de virtuel, non en ce qu’il s’oppose à ce qui existe, mais en ce qu’il décrit une existence immatérielle. Etre en puissance en opposition à être en acte suppose toujours le prédicat existentiel. Cela décrit à mon sens davantage une différence d’état, comme le gazeux ou le solide. Un nuage n’existe pas moins qu’une rivière et ses effets ne sont pas moindres.
    Dans une tradition matérialiste, nous voudrions que le virtuel soit moins que le réel, lui collant un réel possible, peut-être en devenir. Comme si toute chose avait été en puissance avant d’être en acte. Je reviens à l’origine de virtuel : être en puissance de… ce qui est capable de produire un effet, y compris réel.
    Le virtuel n’est pas fictif mais pas actuel non plus, au sens premier de « faire », « fabriquer une chose» et non d’être dans le présent par dérivation. Le virtuel est bien absent, de la matière, de la chose, de l’espace, pas de l’existence. Au contraire le virtuel n’est pas limité en dimension et c’est bien cette faculté qui nous permet de communiquer dans un même instant à des milliers de kilomètres ; phénomène impossible entre choses actuelles et matérielles.
    Et c’est bien parce que le virtuel n’est pas soumis aux règles de l’espace qu’il permet de s’affranchir de ses limites. Je continue donc à penser que le réseau est virtuel, parce qu’il n’est pas soumis à une étendue mesurable faites de trois dimensions, il n’est pas réel, mais inscrit uniquement dans un rapport au temps. C’est pourquoi le fait d’être en puissance et non en acte, permet d’abolir cette distance et que cette relation est strictement « adistancielle » au contraire.

  • Bonjour Thomas,
    Merci beaucoup pour ce très long commentaire qui a le mérite d’apporter beaucoup d’idées et mettre en avant de nombreux concepts.
    On pourrait avoir un très long débat sur les concepts de matériel / immatériel. Le réseau existe bien avant et au-delà du web.
    Mais il est remarquable que le web lui permet d’avoir une autre dimension et même de lui donner une autre forme de matérialité dans la mesure où sont rendues visibles des connexions qui jusque là pouvaient rester confidentielles.
    Merci à bientôt, pour d’autres commentaires dominicaux ;)

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