De l’intérêt des études dans le community management et réciproquement

Venant du monde des études, je suis toujours ravie de voir arriver les résultats d’une enquête réalisée de surcroît par un institut sérieux. Je suis en revanche souvent un peu déçue quand ces études s’arrêtent à la partie quantitative et ne poussent pas un peu plus loin leur investigation (ou, plus souvent, parce que le client n’accompagne pas sa commande d’un budget optimisé pour une étude quantitative ET qualitative) afin d’obtenir aussi des analyses sur les motivations des comportements et, en l’occurrence, sur les usages des réseaux sociaux.

Il n’en demeure pas moins que l’IFOP vient de nous livrer de bons indicateurs clairs à intégrer dans nos réflexions stratégiques. L’observatoire des réseaux sociaux dudit institut a commis une étude début novembre 2009 dont il vient de rendre les résultats. Il s’agissait pour l’échantillon représentatif de personnes de répondre à quelques questions sur la notoriété des réseaux sociaux et leur appartenance à ces derniers.

Au chapitre des mauvaises nouvelles, Myspace perd 4 points au top 50 des réseaux sociaux puisqu’à l’automne 2008, les internautes étaient 12% à se dire membre et un an plus tard, ils ne sont plus que 8%. On regrettera de ne pas avoir d’ébauche d’explication sur cette désaffection. Pour ma part, hier, je me désinscrivais de cette plate-forme sur laquelle je ne vais que comme dénicheuse-consommatrice de nouvelle musique et il n’est pas nécessaire d’avoir de profil pour cela.

En revanche, à celui des bonnes nouvelles, Twitter fait un bond considérable en terme de notoriété et gagne 58 points en une année. C’est donc 63% des internautes qui connaissent le site de micro-blogging. Mais ce que l’étude montre bien c’est que la notoriété ne fait pas tout le succès… seuls 5% des gens interrogés déclarent avoir un compte. Il y a bien une explication mais là nous entrons dans une analyse qualitative. Les chiffres seuls ne disent pas tout.

Community management et études ont des choses à se dire. Le monde des études a des techniques qui intéressent les community managers et réciproquement. Une étude qualitative s’intéresse au sens du discours, du comportement, de l’intention, le community manager connait la communauté qui parle et agit avec une certaine intention. Quand on me demande pourquoi j’ai « changé » de métier, je me prête maintenant à répondre que j’ai surtout changé d’étiquette et que je complète ma boîte à outils pour optimiser les rouages entre une communauté et une marque (au sens large du terme). De tout cela, je vous reparlerai.

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2 Commentaires à “De l’intérêt des études dans le community management et réciproquement”

  • Romain Ouzeau dit :

    Merci pour ce document très intéressant certes mais qui manque, comme tu le précises, d’explications sur ces changements de comportement, d’habitudes.

    Nous avons tous nos idées sur le sujet mais il est toujours bon de se réconforter dans nos idées !

    Romain

  • Bonjour Romain et merci pour ton commentaire!
    En effet, nous avons des intuitions mais voilà, ce ne sont que des intuitions. Il est toujours dommage de ne pouvoir les confirmer ou infirmer avec les résultats d’une enquête qualitative… de manière à ne pas nous laisser « Abuzzed » ;)
    A très bientôt!

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